Le
reportage
Le
but principal, assister au décollage d’endeavour
sts-130 est atteint, mais avec un énorme facteur
chance.

En effet, le jour prévu, le 7 Février à 4h39 la nuit, les nuages bas interdisaient le départ.
La raison étant que, en cas de problème juste après le décollage, la navette spatiale doit pouvoir revenir au KSC avec un pilotage manuel; Or, avec une absence de visibilité, ceci est impossible.

J’ai appris lors de mon stage d’astronaute que la navette revenant sur terre sans moteur, en planant, seul les pilotes sont capables d’assurer un atterrissage de précision.
Donc, très déçu, retour à l’aéroport, restitution de la voiture de location et tentative de changer le billet d’avion pour le lendemain. un nouveau tir étant programmé pour le 8 Février à 4h14.
J’obtiens un nouveau billet; relocation d’une voiture, retour l’hotel à Titusville et attente devant NASA TV des informations.
Celles ci sont mauvaises, avec jusqu’à T-30 minutes, un « no go » pour la méto mais cette fois pour plus de raisons:
les nuages, encore.
la pluie en Espagne, sur le site d’atterrissage d’urgence (le troisième site d’urgence en France est bon)
les vagues : en effet, deux bateaux sont déjà partis sur la zone de récupération des fusées à poudre (solid rocket booster SRB), et la récupération doit poivopir se faire dans de bonnes conditons.
Le froid : la température était d’environ 10 degrés celsius. Il avait un risque de formation de givre au niveau du gros réservoir principal, dû à la présence d’hydrogène liquide.
Le risque étant que le givre puisse faire éclater des joints dans les tubulures d’alimentation.
Challenger, en 1986, avait été victime de ce problème et avait explosé 72 secondes après le décollage, à la même période de l’année, en Janvier.
Endeavour a été construite en remplacement de cette navette perdue.

Longue nuit d'attente devant NASA TV
Donc, c’était mal parti et j’attendais, dans la voiture, en face de l’océan, avec le pas de tir 39A en face de moi à 20 km, sans optimisme, en écoutant la NASA sur BBC.

Malgré le rouge météo, les astronautes se préparent comme la nuit précédente.
Mais, à T-9 minutes, le CAPCOM annonce un GO for the weathercast, avec une fenêtre de tir de 10 minutes !
En effet, la navette doit rejoindre l’ISS et un calcul très complexe détermine le moment précis du décollage, sinon, le rendez vous orbital est raté.
Donc, avec un peu d’espoir, je sors, installe mon appareil photo Olympus E1 50-200 extender 1,4 monopode manfrotto. la focale résultante en 35 mm égale 520 mm.
Les nuages disparaissent, je vois une, puis deux puis pleins d ‘étoiles.
J’attend ...
Puis, alors que je ne regardais pas ma montre, un lumière orange éclaire le bas de la fusée.
Oui ??
La lueur devient une forte lumière, la fumée se forme et la longue flamme monte lentement et en silence dans le ciel rempli plein d’étoiles.







Inclinaison de la trajectoire parallèle à la Terre

Séparation des SRB
Emotion ++
J’attendais cet instant depuis l’âge de 9 ans, et le voila enfin arrivé, avec un énooorme facteur chance.
L’impression est celle d’un lever de soleil en pleine nuit, tellement la lumière orangée est puissante.
Endeavour s’élève lentement, puis traverse une couche de nuages dont elle ressort en s’inclinant vers la gauche.
Je peux observer à T+2 minutes la séparation des deux booster dont les moteurs s’éteignent.
La lumière orange crée par la combustion de la poudre laisse la place à une lumière bleu-blanc, dûe à la poursuite de la combustion de l’hydrogène+oxygène contenus dans le réservoir annexe, qui ne se détachera que une fois la fusée dans l’espace. Ce réservoir ne sera pas récupéré et brûlera en réentrant dans l’atmosphère.
Autre impression forte : la trace désormais blanche évoque une nouvelle étoile, plus lumineuse et plus apparente que les autres. Cette « étoile » se déplace très lentement vers la gauche puis s’éteint dans le ciel noir. C’est une impression unique et magique.
Ensuite, la fusée devient invisible, laissant les six astronautes poursuivre leur route vers leur orbite.
Ils atteindrons l’ISS 3 jours plus tard,après plusieurs manœuvres d’approche délicates.
le bruit me parvient avec un retard de 30 secondes, dû à la distance.
Il correspond à celui d’un avion à réaction au décollage, mais avec un crépitement particulier.

De retour à l'hôtel, je peux constater que la mission est accomplie, devant les images des six astronautes en orbite.
YouTube - Shuttle Endeavor (STS-130) Launch
YouTube - Space Shuttle Endeavor Launch (STS-130) on February 8th,2010
YouTube - STS-130 Launch in HD - The last shuttle launch at night - 02/08/2010

En effet, le jour prévu, le 7 Février à 4h39 la nuit, les nuages bas interdisaient le départ.
La raison étant que, en cas de problème juste après le décollage, la navette spatiale doit pouvoir revenir au KSC avec un pilotage manuel; Or, avec une absence de visibilité, ceci est impossible.

J’ai appris lors de mon stage d’astronaute que la navette revenant sur terre sans moteur, en planant, seul les pilotes sont capables d’assurer un atterrissage de précision.
Donc, très déçu, retour à l’aéroport, restitution de la voiture de location et tentative de changer le billet d’avion pour le lendemain. un nouveau tir étant programmé pour le 8 Février à 4h14.
J’obtiens un nouveau billet; relocation d’une voiture, retour l’hotel à Titusville et attente devant NASA TV des informations.
Celles ci sont mauvaises, avec jusqu’à T-30 minutes, un « no go » pour la méto mais cette fois pour plus de raisons:
les nuages, encore.
la pluie en Espagne, sur le site d’atterrissage d’urgence (le troisième site d’urgence en France est bon)
les vagues : en effet, deux bateaux sont déjà partis sur la zone de récupération des fusées à poudre (solid rocket booster SRB), et la récupération doit poivopir se faire dans de bonnes conditons.
Le froid : la température était d’environ 10 degrés celsius. Il avait un risque de formation de givre au niveau du gros réservoir principal, dû à la présence d’hydrogène liquide.
Le risque étant que le givre puisse faire éclater des joints dans les tubulures d’alimentation.
Challenger, en 1986, avait été victime de ce problème et avait explosé 72 secondes après le décollage, à la même période de l’année, en Janvier.
Endeavour a été construite en remplacement de cette navette perdue.

Longue nuit d'attente devant NASA TV
Donc, c’était mal parti et j’attendais, dans la voiture, en face de l’océan, avec le pas de tir 39A en face de moi à 20 km, sans optimisme, en écoutant la NASA sur BBC.

Malgré le rouge météo, les astronautes se préparent comme la nuit précédente.
Mais, à T-9 minutes, le CAPCOM annonce un GO for the weathercast, avec une fenêtre de tir de 10 minutes !
En effet, la navette doit rejoindre l’ISS et un calcul très complexe détermine le moment précis du décollage, sinon, le rendez vous orbital est raté.
Donc, avec un peu d’espoir, je sors, installe mon appareil photo Olympus E1 50-200 extender 1,4 monopode manfrotto. la focale résultante en 35 mm égale 520 mm.
Les nuages disparaissent, je vois une, puis deux puis pleins d ‘étoiles.
J’attend ...
Puis, alors que je ne regardais pas ma montre, un lumière orange éclaire le bas de la fusée.
Oui ??
La lueur devient une forte lumière, la fumée se forme et la longue flamme monte lentement et en silence dans le ciel rempli plein d’étoiles.







Inclinaison de la trajectoire parallèle à la Terre

Séparation des SRB
Emotion ++
J’attendais cet instant depuis l’âge de 9 ans, et le voila enfin arrivé, avec un énooorme facteur chance.
L’impression est celle d’un lever de soleil en pleine nuit, tellement la lumière orangée est puissante.
Endeavour s’élève lentement, puis traverse une couche de nuages dont elle ressort en s’inclinant vers la gauche.
Je peux observer à T+2 minutes la séparation des deux booster dont les moteurs s’éteignent.
La lumière orange crée par la combustion de la poudre laisse la place à une lumière bleu-blanc, dûe à la poursuite de la combustion de l’hydrogène+oxygène contenus dans le réservoir annexe, qui ne se détachera que une fois la fusée dans l’espace. Ce réservoir ne sera pas récupéré et brûlera en réentrant dans l’atmosphère.
Autre impression forte : la trace désormais blanche évoque une nouvelle étoile, plus lumineuse et plus apparente que les autres. Cette « étoile » se déplace très lentement vers la gauche puis s’éteint dans le ciel noir. C’est une impression unique et magique.
Ensuite, la fusée devient invisible, laissant les six astronautes poursuivre leur route vers leur orbite.
Ils atteindrons l’ISS 3 jours plus tard,après plusieurs manœuvres d’approche délicates.
le bruit me parvient avec un retard de 30 secondes, dû à la distance.
Il correspond à celui d’un avion à réaction au décollage, mais avec un crépitement particulier.

De retour à l'hôtel, je peux constater que la mission est accomplie, devant les images des six astronautes en orbite.
YouTube - Shuttle Endeavor (STS-130) Launch
YouTube - Space Shuttle Endeavor Launch (STS-130) on February 8th,2010
YouTube - STS-130 Launch in HD - The last shuttle launch at night - 02/08/2010